Le meilleur moyen de réaliser l'impossible est de croire que c'est possible. Ft Drago

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Mar 3 Déc - 21:43

Le meilleur moyen de réaliser l'impossible est de croire que c'est possible.


T’es vraiment conne. Nan, mais, clairement, tu as beau te savoir intelligente et tout faire pour continuer de te cultiver et de gagner en savoir, tu ne peux pas t’empêcher de penser ça en boucle. T’es vraiment bizarre, Hermione, tout en toi te hurle que tu devrais passer à autre chose et simplement supprimer cet événement bizarre qui s’est passé il y a peu de temps, mais tu ne t’arrêtes pas de marcher pour autant.

Ton ventre grogne et ça te porte vers l’avant, pour continuer ta quête vers un genre de rédemption. En tout cas, c’est ce que tu t’es dit ce matin quand tu as pris ta décision. Comme tous les jours où tu n’as pas d’interventions, tu as une longue pause déjeunée, et tu as décidé d’en profiter. Sans répondre aux bonjours plus ou moins tonitruants que l’on entend, tu finis par rejoindre l’aile réservée aux accidents magiques.

Quand tu pousses la porte que tu as repérée quelques jours avant, après t’être renseigné sur ton ennemi, pour savoir s’il travaillait vraiment au ministère, tu sens tes mains devenirs plus moites. Tu as quand même une bien meilleure mine que la dernière fois. Tu as fait bien attention à prendre tes compléments avant de venir pour supporter ce que tu vas t’infliger à toi-même. Habillée d’un tailleur pantalon, noir, rehaussé de couture dorée et d’une blouse manche longue grise et dorée, simple et élégante, tu cherches yeux l’affreuse tête blonde que tu viens visiter.

Il est là. Coup de chance, d’ailleurs, la zone est presque entièrement déserte. Si tu te fais encore traiter de sang de bourbe, peut-être que ça passera encore sous silence cette fois-ci. Tu as beau haïr Malfoy, tu n’as pas spécialement envie d’être la cause de ses soucis avec le ministère… Tu t’es persuadée que c’était pour sa mère. Après tout Narcissa a sauvé Harry et ça, tu te dois de la remercier encore.

« Eh Malfoy, on m’a dit que tu étais à ton bureau le midi. J’ai apporté des desserts. »

Oui… Tu viens vraiment de dire ça. Tu oscilles entre pâleur et rougeur, littéralement, en t'avançant vers lui. Un papier kraft de chez Starbuck, une marque bien moldue, avec des cafés et des muffins encore bien chauds dedans. Tu t’arrêtes devant son bureau, maladroitement, avant de reprendre, cassante :

« Je suis désolée pour la dernière fois, je n’étais pas dans mon assiette. »

Voilà, pourquoi tu t’es mis en tête de venir prendre ton repas avec ton pire ennemi… Tu es vraiment spéciale, Hermionne. Si Harry savait ce que tu viens de faire, il dirait sûrement encore une fois que tu n’as aucun sens, et sûrement qu’il aurait raison. Mais voilà… tu n’es pas du genre à laisser les premiers pas dans le vent. Et avant de disparaître, c’est ce que Malfoy à fait… un premier pas.

Enfin… tu crois.

HARLEY-
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Mar 3 Déc - 22:14
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drago & hermione

Autant le dire, si en fuyant, l’autre soir, tu avais évité une charge monstre de travail … tes supérieurs avaient su se rattraper pour cette fois. Lorsque tu avais remis les pieds dans ce bureau, c’est à toi qu’on avait confier tout ce qui pouvait rester comme paperasses sur les dernières interventions en date et forcément, c’était bien loin de t’amuser. Pourtant, tu avais su trouver une utilité à cette activité : c’était prenant, ça demandait de la concentration, par conséquent, ça t’empêchait de penser, de trop réfléchir, et de ressasser. C’est probablement pour cette raison, Drago, qu’aujourd’hui, pour le déjeuner tu avais volontairement laissé échapper l’occasion de fuir le bureau. Tous les autres étaient sortis, et lorsque tu t’étais retrouvé seul, tu avais sorti de ton sac un sandwich maladroitement fait, et pas franchement appétissant confectionné par tes soins. Tu n’en avais qu’une bouchée. Ensuite, tu t’étais maudis de ne pas encore te connaître toi-même et de ne pas réussir à anticiper tes propres besoins en nourriture. Définitivement, tu étais incapable de prendre soin de toi tout seul.

Tu t’étais replongé dans un dossier, assez épineux, et de ce fait, un peu plus intéressant que bien d’autres lorsque la porte claqua, à nouveau. Il était tôt. Tu t’étais imaginé avoir plus de calme, cependant, tu n’avais pas relevé le nez de ton travail, du moins, pas avant d’entendre cette voix, et ton nom. A ce moment précis, tu avais relâché ton dossier, tes yeux avaient balayer la pièce – comme si un autre Malefoy traînait dans les parages – avant de retomber sur Granger. « A quoi est-ce que tu joues ? Tu essaies de m’empoisonner ? » Suspicieux, évidemment, il s’agissait après tout d’Hermione Granger, qui venait de faire irruption dans ton espace de travail avec un sachet qui sentait le sucre et le café pour te proposer de manger un dessert en sa compagnie. Invraisemblable. Tellement improbable que machinalement, tu viens te pincer le dos de la main comme pour t’assurer que tu n’es pas en plein cauchemar.

Tu finis par te redresser, sur ta chaise, complètement désintéressé de ce qu’elle vient t’apporter jusqu’à toi – quand bien même, tout de même, tu trouves l’odeur qui s’en échappe des plus alléchante – et tu la fixes, avec insistance, complètement dubitatif. « Je te demande pardon ? » Et tu plisses les yeux. Tu te penches même un peu avant, comme si tu voulais t’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une mauvaise blague. « Qui êtes-vous et qu’avez-vous fait de Granger ? » Nerveux, tu laisses échapper un rire léger, tendu, loin d’être naturel. Et puis, tu croises les bras sur ton torse en t’enfonçant un peu plus dans ton siège, en soupirant lourdement. Il était hors de question que tu tombes dans un piège comme celui-là. « Peu importe ce que tu veux, c’est évidemment non. Et si c’est une tentative pour te payer ma tête, tu peux faire demi-tour avec tes pâtisseries moldues, j’ai autre chose à faire. »
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Mar 3 Déc - 22:30

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Bon, tu t’étais attendue à un torrent de haine, alors on peut se dire que sa première réaction est presque positive non ? C’est à ça en tout cas que tu te raccroches, Hermione, pour rester devant lui, le sac en kraft au bout des doigts. Tu l’écoutes, et une légère moue se forme sur tes lèvres. Tu retiens un sourire amusé, parce que pour l’instant les bêtises qu’il raconte sont à peu près du niveau de tes meilleurs amis.

« Personne ne m’a rien fait, Malfoy. Je suis juste une adulte qui règle ses problèmes comme tels. Et ici, il est de tradition d’offrir des croissants ou des desserts pour se faire pardonner, alors je me tiens à la règle. »

Ta voix est plus amusée que moqueuse ou sérieuse, et tu finis par poser ton chargement sur le devant de son bureau. Tu t’apprêtes à fuir, parce que tu n’oses pas vraiment en faire trop, mais en même temps, les dernières paroles qu’il prononce te figent. Tu ne rentres dans aucune des deux catégories. Tu n’es pas là pour lui demander quelque chose (par merlin, jamais de ça !) et tu ne veux pas te moquer de lui. Alors, bien décidée à enterrer la hache de guerre, tu attrapes le siège de son voisin le plus proche et tu l’installes de l’autre côté du bureau avant de t’y asseoir.

« Ni l’un ni l’autre, je suis juste là pour déjeuner et partager un dessert avec toi. Crois-le ou non, mais je suis sincèrement désolée. Et j’ai faim ! »

Tu ne lui laisses pas vraiment le temps de comprendre que tu tires de ton sac un tupperware avec une salade de pâtes bien garnie en tout et appétissante et tu ouvres la boite pour entamer ton repas, sans vraiment lui laisser la chance de s’échapper ou de te mettre à la porte. S’il ose te jeter dehors, tu t’arrangeras pour recouvrir ses vêtements de ton repas, de toute façon !

« Et je n’ai rien empoisonné ni jeté de maléfice. Je n’ai pas prévu de raconter à tout le monde ce que tu manges ou si tu as de sales manies. Pas plus que je n’ai de caméra cachée, alors tu peux souffler, Malfoy. »

Tu picores avec appétits dans ta petite boite en mangeant de bon coeur. C’est rare que tu manges avec autant d’appétit, et tu en profites clairement. Tes yeux vont et viennent sur la pièce, comme si tu cherchais quelque chose à dire, avant de finalement essayer d’engager une conversation “normale” avec Drago Malfoy (ça te fait bizarre rien que de le penser).

« Tu es le seul à travailler le midi ? Tu as du retard sur ton boulot ? »

On ne te changera pas… Tu t’inquiètes toujours des devoirs des autres et même si tu n’es plus à Poudlard, tu passes encore beaucoup de temps derrière tes amis pour leur rappeler ce qu’ils ont à faire. Ceci dit, là, tu es prudente et un peu gauche...

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Mer 4 Déc - 18:52
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drago & hermione

Alors là, tu dois l’avouer, tu es perdu autant que tu es sceptique. Tu as complètement délaissé ton travail, maintenant, tu ne fais qu’observer Granger avec un air grandement suspicieux, t’attendant à chaque instant qu’elle s’avoue vaincue et percée à jour avant de battre en retraite. Franchement, tu n’y comprends plus rien. Et lorsqu’elle ouvre de nouveau sa bouche, qu’elle vient même poser son sachet qui sent si bon sur ton bureau, tu es encore bien plus confus. « Depuis quand est-ce que tu cherches à obtenir mon pardon ? » Non vraiment, ça n’avait aucun sens. Depuis vos onze ans, vous aviez pour habitude de vous lancer des piques, de vous insulter mutuellement, et en ce qui la concernait, elle avait été jusqu’à te coller un bon coup de poing dans le nez. C’était comme ça. Vous n’aviez jamais pu vous entendre, pour tout un tas de raisons, et franchement, pour toi, c’était loin d’être dérangeant. Un accrochage de plus ou de moins, quelle différence ça pouvait faire ? Tout le monde savait que toi et ce trio, c’était une incompatibilité cosmique alors franchement, tu ne t’inquiétais même pas des ragots suite à vos échanges houleux au beau milieu d’un couloir du Ministère.

Et pourtant. La voilà, face à toi, assise, son repas entre les mains en train de manger tranquillement face à toi comme si vous étiez de vieux amis. Honnêtement, tu as l’impression d’avoir jeté en plein monde parallèle tant la situation est hors norme. Du coup, tu restes silencieux. Un long moment. Tu te contentes de rester planté sur ton siège, les bras croisés, les yeux rivés sur elle tandis qu’elle mange avec appétit. « C’est quoi ton problème ? » Finis-tu cependant par lâcher, en te penchant un peu en avant. Est-ce qu’elle était vraiment en train d’essayer de te faire croire qu’elle n’était là que par politesse et qu’elle engageait une discussion aussi banale que ça par plaisir de te faire la conversation ? « On se déteste depuis la nuit des temps, Granger, pourquoi est-ce que subitement, tu ressens l’envie de t’excuser ? » Toi, en tout cas, tu te refusais toujours à le faire, bien évidemment. « Et puis je ne vois pas en quoi ça te concerne. »

Ce que tu pouvais être borné, Drago. Tu avais pourtant bien conscience que Granger tentait surement, sincèrement d’être … sympathique. Après tout, contrairement à toi, elle avait probablement grandi et gagner en maturité. Cependant, encore et toujours, il restait pour toi compliqué de laisser le passé derrière toi. « Tu n’as donc rien de mieux à faire ? Travailler, par exemple. Je croyais que les Aurors avaient fort à faire, ces derniers temps. »
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Mer 4 Déc - 20:48

Le meilleur moyen de réaliser l'impossible est de croire que c'est possible.


« Je ne cherche pas à l’obtenir. Tu le corriges, sans même t’en rendre compte, dès qu’il ouvre la bouche. Je te présente mes excuses, tu choisiras tout seul ce que tu veux en faire. »

On ne te changera pas Hermione. Tu es du genre à reprendre tout le monde, sur la langue, les sorts, l’histoire, tout ce que tu connais en somme. Alors là, oui clairement, c’est sorti tout seul, tant et si bien que tu continues ton repas en tentant de faire la conversation. Mais bon, tu as beau te voiler la face, Malfoy ne te laisse pas longtemps la chance de croire que les choses peuvent s’arranger.

Alors oui, tu soupires, tu reposes ta fourchette dans ton petit plat en plastique et tu relèves les yeux vers lui en l’écoutant parler. Ça, c’est un changement, et il est sacrément majeur. Tu as toujours été la fille qui interrompait pour répondre, qui savait avant tout le monde. Mais là, tu ne fais que garder les lèvres pincées et le laisser aller jusqu’au bout, sans un mot.

« Alors dans l’ordre, je n’ai aucun problème. Je choisis de te présenter mes excuses pour mon attitude agressive et impolie de la dernière fois parce que nous ne sommes plus des enfants. Et non, j’ai une pause repas assez longue. Harry mange en ville, j’évite de voir Ronald seul, mes autres collègues peuvent attendre demain, donc j’ai pensé que c’était le jour parfait pour venir. Je ne compte pas partir avant de finir mon repas, et si tu daignes refuser ton muffin, je me ferai le plaisir de manger les deux ! »

Tu as dit tout ça sans reprendre ton souffle, en parlant de plus en plus vite et ça, ça trahit à qui Malfoy a affaire. On ne change pas toutes les habitudes, visiblement. Reprenant ta fourchette plus pour jouer avec les pattes que pour manger, tu finis par hésiter quelques instants, les yeux braqués sur tes mains puis tu reprends.

« Je me doute que tu n’aimes pas ça, Malfoy, mais nous ne sommes plus des enfants. Si tu as envie de te battre avec quelqu’un, Harry et Ron se feront un plaisir de répondre à cette volonté, mais moi, je n’ai pas l’énergie pour rester ancrée dans le passé, alors tu vois, j’avance. »

Tu relèves les yeux vers lui, subitement. L’ocre de tes iris contre l’acier des siens. Tu restes là, butée, bornée même, à le regarder longuement. Et finalement, quand tes lèvres se descellent un peu, tu oses murmurer du bout des lèvres.

« Par respect pour ce qu’à faire ta mère, j’ai pensé que je devais appliquer, mon changement d’attitude a tout le monde sans exception. »

Et tu restes là, silencieuse, à attendre une réaction, parce que, mine de rien, tu as bien l’impression d’en avoir trop dit.

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Mer 4 Déc - 21:13
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drago & hermione

Il n’y a plus grand monde, Drago, qui daigne venir s’asseoir face à toi, ou encore à côté de toi pour partager un repas, ou pour un simple échange de mots. La voilà, la vérité, froide et tranchante, si à l’époque de ta scolarité, tu étais toujours entouré de monde, noyé même, sous le flot continu de personnes qui cherchaient à profiter de ta compagnie, aujourd’hui, c’était tout l’inverse. Certains de tes anciens camarades étaient morts. D’autres avaient quitté le pays. Tu tâchais d’éviter ceux qui restaient. Alors forcément, tu allais et tu venais, seul. Tes collègues de travail ne semblaient pas avoir envie de te connaître autrement que via le portrait peu flatteur que la presse avait dressé de toi et franchement, qui pouvait leur en vouloir ? Quelle tristesse, n’est-ce pas, Malefoy, de constater que la seule personne ayant eu l’idée de venir t’apporter un peu de compagnie durant le déjeuner soit … Granger ?

Du coup. Tu l’écoutes. Tu soupires, oui, mais tu évites de lui sauter à la gorge pour l’interrompre et surprise, tu en viens même à te pencher, à tendre la main pour attraper la pâtisserie dans le sachet en papier. Silencieux, tu en croques une bouchée, avant de la reposer sur ton bureau, à une distance raisonnable de ton dossier. « Tiens donc, tu évites Weasley, maintenant ? C’est probablement la chose la plus intelligente que tu aies faites. » De la provocation ? Oui, et non. C’était ce que tu pensais, et ce que tu pensais toujours. Si tu étais capable de trouver des qualités à Potter, et même à Granger, tu restais sur tes positions lorsque ça concernait Ronald Weasley. Ce type était un idiot. Tu ne comprenais même pas que l’on puisse le considérer comme un héros … il n’y avait rien de noble chez cet horrible rouquin.

Un énième soupire quitte tes lèvres lorsqu’elle ose parler de ta mère. Narcissa était devenu un sujet sensible, tout simplement parce que son état laissait aujourd’hui à désirer. L’arrestation de ton père, son choix de venir en aide à Potter, tout ça la tiraillait affreusement. Elle avait des regrets, et ton imbécile de père n’avait pas aidé, avec ses reproches. Elle ne sortait plus. Personne ne venait lui rendre visite. Elle passait tout son temps au Manoir, enfermée, à lire, à broder, à s’occuper. « Je n’ai aucune envie de me battre avec personne. » Et ça, Drago, tu l’as presque marmonné, dans l’espoir sans doute vain qu’elle ne l’entende pas, ou ne le comprenne pas. Tu es même venu reprendre une bouchée de ton muffin juste après, gardant le silence le temps de mâchonner. « Et ça ne veut pas dire que je trouve ta présence … agréable, bien au contraire. » Pour autant, tu ne comptais pas la chasser d’ici. Encore moins retourner dans ton attitude provocante dans le but de provoquer une dispute. « Les autres préfèrent manger à l’extérieur, et j’ai effectivement un peu de retard dans mon travail. Pour te répondre. » Mieux valait tard que jamais.
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Mer 4 Déc - 21:40

Le meilleur moyen de réaliser l'impossible est de croire que c'est possible.


Tu n’en reviens pas. Il ne se met toujours pas à hurler ou à t’insulter et petit à petit, Hermione, tu commences à comprendre qu’il n’y aura peut-être pas de tempête cette fois-ci. Tu n’arrêtes pas de lui dire que tu as changé et que tu ne veux plus rester dans ce comportement d’enfant… et force est de constater que lui aussi a changé. A sa manière, en tout ça. Et c’est pour ça que tu arrêtes enfin de lui imaginer un comportement agressif…

Avec ce lâcher-prise, il y a quelque chose qui arrive en toi. Comme si… tu te détendais ? En tout cas, quand il tacle Ron, tu ne peux pas t’empêcher d’esquisser un sourire sans répondre. Tu aimes Ronal. Ou tu l’as aimé en tout cas, mais avec un peu de recul et des mois de vie commune, tu commences à mieux comprendre pourquoi tout le monde te disait toujours ça. Et… chose surprenante, tu trouves même ça drôle.

Pourtant, là encore, tu gardes le silence. Tu observes juste Malfoy accepter, ENFIN, de prendre son muffin et toi tu te remets à manger, calmement. Tu l’observes un peu, du coin de l’oeil, mais tu finis vite par retomber dans cette absence qui te caractérise depuis la fin de la guerre. Harry dit souvent que c’est l’absence de catastrophe, toi, tu préfères te dire que ce n’est qu’une fatigue passagère.

« Ça me va. Ma présence n’est pas agréable, tu ne me hurles pas dessus, je trouve que l’équilibre est acceptable. Tu finis ta salade et tu relèves les yeux vers lui, avant de rajouter. Il y a un café aussi pour toi dans le sac. J’ai pris deux cappuccinos. »

Tu dis ça comme ça, comme si c’était normal toutes ces attentions. La vérité, c’est que ça te met sacrément mal à l’aise, mais surtout qu’il est “normal” pour toi de penser aux autres. Si tu ne l’avais pas fait, sûrement que tes idiots d’amis ne seraient pas allés bien loin, et ce dès les premières années à Poudlard. Ce n’est pas pour rien qu’à Griffondor, tu étais considérée comme la maman de lionceaux qui y vivaient.

« Je les comprends, il y a de bons restaurants, pas si cher en plus. Tu réponds ça sans réfléchir, mais tes pensées vont plus loin et tu n’oses pas lui demander s’il y met les pieds ou si c’est trop “bas de gamme” pour lui. Avec cette histoire de sorciers au JT, j’imagine que vous avez eu beaucoup de boulot ? »

Tu y vas doucement, à tâtons. Tes doigts pianotent sur tes jambes et quand tu t’en rends compte, tu te dépêches d’aller chercher ton café dans l’emballage et de te réchauffer les mains dessus. Le gobelet sous le nez, pour humer l’odeur en boire un peu avant de le reposer. Tu finis par demander, de but en blanc, parce que tu ne sais pas comment tourner la question :

« Qu’est-ce qui t’a fait choisir les oubliators du Ministère, d’ailleurs ? Je t’imaginais plutôt partir dans les potions, comme Rogue. »

Le souvenir du professeur de potion vient ajouter une ombre dans tes yeux et sans faire attention, tu viens frotter ton avant-bras, les yeux dans le vague. Une mauvaise manie quand tu parles de la guerre ou de ceux qui n’y ont pas survécu.

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Dim 8 Déc - 14:34
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drago & hermione

Avec tes doigts, tu viens casser en deux ce qu’il te reste du muffin, avant de venir en croquer un petit bout supplémentaire dans ce dernier. Tu es songeur. Forcément que tu l’es, Drago, parce que tu es présentement en train d’avoir une discussion, relativement civilisée, avec Hermione Granger. Tu ne sais pas si c’est bon signe, ou pas, en vérité, cette situation te force à te faire te poser des dizaines de questions, de celles que tu t’es déjà posé, évidemment, mais que tu as repousser loin derrière toi afin de ne pas y faire face dans l’immédiat. Est-ce que ta situation est en bonne voie ? Est-ce que te mettre à être plus supportable pour des gens comme Granger est réellement ce que tu veux ? Est-ce qu’en faisant ça, tu ne vas pas complètement à l’encontre de ce que tu es ? Et puis. Qu’est-ce que tu es, au juste, au final ?

« Je ne bois pas de café. Je suis anglais, je te rappelle, je ne bois que du thé. » Tu pourrais presque ajouter que tu ne bois même que du thé de haute qualité. Mais c’est trop. Tu t’en rends compte seul, comme un grand, tout comme tu te rends compte que ton affirmation fait de toi un énorme cliché … Du coup, tu baisses les yeux, Drago. C’est léger, c’est discret, mais tu le fais, tu te concentres sur ce fichu muffin, tout en gardant les oreilles ouvertes d’afin de capter les banalités qu’elle débite face à toi. Dans d’autres circonstances, tu l’aurais probablement accusée d’être venue à toi pour un but de précis et de tenter, présentement, de noyer le poisson avec des futilités agaçantes. Tu te retiens, néanmoins, et pour une fois dans ta vie Malefoy, tu t’efforces de tenir ta langue. « Tu supposes bien. » Et ça irait mieux, si ces idiots d’Aurors n’en rajoutaient pas avec leurs opérations ratées, mais ça, encore une fois, tu le gardes pour toi. Autant parce que ça pourrait être offensant, que parce que la place d’Auror est toujours l’une de celles que tu convoites, mais que tu ne pourras très certainement jamais atteindre.

Frottant tes mains l’une contre l’autre, tu finis par t’enfoncer complètement dans ton siège en soupirant. « Ce n’était pas ma vocation première, si tu veux tout savoir. Mais il me fallait du travail, et je suis loin d’avoir les mêmes facilités que toi au Ministère. » Ah. Une pique. C’est qu’il y avait longtemps. Le pire, c’est que pour cette fois, c’est presque inconscient. Ce n’est pas réellement une agression, en fait, c’est plus une triste constatation, parce qu’à une époque, Drago, tu savais qu’ici tu aurais toutes tes chances pour l’avenir. Tu ne doutais pas du fait que tu pourrais déambuler au Ministère comme ton père le faisait, et tu n’avais aucun doute non plus sur l’influence que tu pourrais avoir. Il y en avait des choses à dire sur Lucius, mais il avait réussi à avoir une place de choix au Conseil d’Administration de Poudlard … sa parole avait eu du poids. Tu aurais voulu qu’il en soit de même pour toi, malheureusement, à cause des agissements de ton père, il n’en était plus question maintenant. Ton nom était affilié à de trop mauvaises choses. Sali. Et si tu avais été lavé de toute accusation, si tu n’étais pas coupable aux yeux de la Justice Magique, tu l’étais pour beaucoup de monde. Alors forcément … les portes s’étaient fermées, une à une, sous ton nez. « Le Département des jeux et des sports magiques était mon premier choix, mais à les entendre, il n’y avait pas de poste à pourvoir. J’ai pris ce qui restait. » Et franchement, tu étais loin d’être fier de ta place actuelle, la grimace qui venait de traverser ton visage en était la preuve. « En ce qui me concerne, je ne te voyais pas Auror. » Et depuis quand as-tu un jour imaginer un avenir, un vrai, à Hermione Granger, hein ? « C’est plutôt le domaine de Potter, ça. Non ? »
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Lun 9 Déc - 21:42

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Tes yeux roulent dans tes orbites, mais tu te retiens de toute remarque. Et dans le fond, tu remercies même ce nouveau Drago d’avoir baissé les yeux, ne subissant ainsi pas ta réaction à sa réponse. Du thé, rien que ça… Tu n’as même pas besoin de lui demander pour savoir qu’il doit s’agir d’Earl Grey de la meilleure maison de thé de la ville, peut-être même de la région. Et si ça te fait réagir, tu finis par sourire, simplement.

« D’où le surplus de travail. Tu reprends, en entendant son affirmation. J’aimerais bien dire que cela sera bientôt fini, mais vu les changements qui s’opèrent dans la société, je pressens que nous aurons encore beaucoup de travail à venir. »

Ton visage se ferme et tu ne tiques même pas sur le faite que tu viens de placer Malfoy et toi dans une même phrase, représenter par un “nous” qui ferait certainement grincer des dents Harry et vomir Ronald. Mais là, présentement, tes pensées sont bien trop sombres pour que tu t’en rendes compte. Avec la démission de Kinglsey et les rébellions partout, tu sens bien que de nombreuses choses vont se jouer dans les prochains mois. Et, comme le disait ton supérieur, il faut prendre des forces pour faire face.

Le souci, tu vois, c’est que toi, tu ne seras jamais assez forte pour tout ça. C’est pour ça que tu te débats pour que la briseuse de sort qui t’accompagne trouve une manière de te sortir de cette malédiction. Et si ça t’assombrit, tu n’en dis rien. Seule l’inquiétude se lit dans tes yeux et te fait baisser les yeux, à ton tour.

Jusqu’à relever brusquement la tête, en entendant la réponse de Malfoy sur son poste. Et dans une habitude qui ne t’a jamais quitté, tu viens mordre ta lèvre. Tu faisais déjà ça à Poudlard quand tu révisais ou que tu t’inquiétais. Là, tu culpabilises Hermione. C’est fou, non ? Toi, tu culpabilises pour Malfoy… Quelle histoire.

« Désolée, je n’avais pas songé à cela en posant la question. Ta mâchoire se serre, tu hésites à en rajouter, et tu finis quand même par dire. Les temps passent et les choses s’aplatissent, alors j’imagine qu’avec un peu de bonne volonté les choses changeront.»

Pourquoi ? Tu rougis comme une pivoine en te rendant compte que tu viens d’essayer de remonter le moral de Malfoy et de voir du positif pour lui. Pour cacher ce comportement que tu juges immédiatement idiot, tu attrapes ton café et en avales une longue gorgée pour cacher ton visage. Et tu profites de sa question pour changer de sujet, autant que faire se peut.

« C’est… Oui, tu as raison. Nous voulions continuer ensemble, je me pensais assez… Tu hésites, t’embrouilles, te perds, ce qui ne te ressemble pas du tout. Je ne pense pas que ma place soit parmi les aurors, mais je n’ai pas mieux à faire, pour le moment. Ton sourire devient triste, chargé de fatigue. J’ai d’autres choses en tête, disons. »

Tu ne sais pas pourquoi tu as été si honnête, mais chose est faite. Attrapant ton muffin, tu finis par en manger un bout et demander, tout à coup :

« Alors, n’est-il pas bon ce muffin moldu ? »

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Dim 15 Déc - 13:51
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drago & hermione

Ah mon pauvre Malefoy, si certains de tes anciens camarades étaient présentement dans les parages, on te rirait très certainement au nez, et tu passerais de moqueur à moqué en un temps record. Regarde-toi. Il y a là de quoi te lancer au visage à quel point tu n’es plus que l’ombre de toi-même, une honte pour ta famille, un traitre à ton sang, aussi, sans doute. Ton père te cracherait probablement au visage. Et c’est là, Drago, devant ce triste constat de ce que pourrait être la réalité, de ce qu’elle est, en fait, que tu te rends compte du nombre de fous que tu possèdes, ou possédais dans ton entourage proche. Il n’y a bien que Narcissa qui a été capable de faire la part des choses, de couper la poire en deux, de laisser ses préjugés et des années d’endoctrinement derrière elle pour faire quelque chose de bien. C’est elle qui t’a mis sur cette voie … c’est bien pour ça que tu essaies de t’y tenir. Pour te racheter, oui, mais aussi pour qu’elle n’ait jamais à regretter son geste, celui qu’elle n’aura fait que pour toi, par amour.

« Force est de constater que les moldus ont fini par poser des problèmes … » Tu as détourné les yeux, bien conscient que ce que tu viens de dire peut aisément rappeler l’adolescent que tu as été, celui qui a toujours méprisé les non-mages, qui n’a fait que rabaisser les nés-moldus, et même les sang-mêlé. Pourtant, Drago, il y a une différence notable entre ce que tu viens d’avancer, et ce que tu as toujours cracher au visage des autres. A l’époque, pour toi, pour ton père, les moldus n’étaient que des créatures insignifiantes dépourvues d’intérêt. Quelle ironie, n’est-ce pas, de constater qu’une espèce que Voldemort ne cessait de faire passer pour des sauvages sans talents, sans intelligence, représentait aujourd’hui une menace, une vraie, pour le Monde Sorcier.

« Peut-être. » Tu souffles. « Peut-être pas. » Et tu as changé de sujet, oui, sans rien ajouter de plus sur les moldus, surtout pas face à Hermione Granger. Le fait est qu’avec le temps, tu avais fini par lui reconnaître un certain talent, et tu savais que tu ne devais pas trop la chercher, parce qu’elle n’hésitait jamais longtemps à sévir. Au fond, il y avait probablement quelque chose d’un peu effrayant chez elle. « On efface pas si facilement une réputation comme la mienne, ou comme celle de ma famille. » Tu le savais, que tu resterais à jamais le fils de Lucius Malefoy. Si à l’échelle de ton pays, Drago Malefoy était insignifiant, et n’était qu’un sale gamin hypocrite et capricieux, pour Lucius, c’était déjà bien plus grave. On ne l’oublierait pas de sitôt. Lui et ses crimes, ses méfaits.

Et puis, tu te mets agiter la tête, de gauche à droite, lentement, avant de repousser de quelques centimètres sur ton bureau, le morceau de papier qui entourait le muffin que tu viens de terminer. Son discours, tu le trouvais ironique. Voilà que Granger en était rendue à suivre Potter comme son ombre, juste pour … pourquoi, d’ailleurs ? Ne pas se retrouver seule ? Étrangement, elle confirmait l’une de tes théories de l’époque, lorsque tu ne cessais de répéter à quel point cette gamine pouvait être agaçante. Elle ne se mettait en avant dans ses études parce qu’elle estimait n’avoir que ça, et surtout, parce qu’elle craignait la solitude par-dessus tout. Non, vraiment. Tu trouvais ça drôle, qu’elle vienne te livrer sur un plateau d’argent une preuve supplémentaire de cette pensée. « Pas mieux à faire pour le moment … » Tu souffles du nez. Moqueur, oui. Assurément. Parce que franchement, si Granger était réputée pour être l’une des sorcières les plus brillantes de son temps, ce qu’elle venait de te dire là n’était pourtant pas très intelligent, à ton sens. « Excuse ma franchise, Granger, mais n’importe qui accepterait de te prendre, dans n’importe quel domaine. Tu m’as simplement l’air de manquer de volonté et de motivation. » Tu croises les bras sur ton torse, tout en la fixant, un peu durement sans doute. Aujourd’hui, elle semblait plutôt normale, mais pour un type qui avait passé beaucoup de temps à lui faire face, tu étais capable de voir qu’il y avait quelque chose de changé chez elle. « C’est quoi le vrai problème ? » Cette fois, tu poses sur elle un regard inquisiteur. « Tu ressembles encore moins à une fille qu’avant … sans vouloir t’offenser. » Bien évidemment …
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Drago Malefoy
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